Par Ludovic Trautmann le jeudi, mars 19 2009, 19:19 - Revue du web
N'ayant plus le temps de mettre ce blog véritablement à jour et sévissant sûrement trop sur Twitter et Facebook, je vous donne l'occasion de me suivre grâce à Friendfeed qui centralise et informe tout le temps de la moindre de mes activités sur Internet.
Vous pouvez vous y abonner, je vous y invite, Friendfeed étant un moyen extraordinaire de communication. Pour les commentaires, vous avez le choix entre les espaces prévus dans ce blog ou directement par Friendfeed.
Par Ludovic Trautmann le vendredi, février 20 2009, 14:39 - Les Etats-Unis
Vous n'allez pas le croire mais la bourde vient peut-être de se réaliser: une fuite de l'Académie organisant les Oscars vient de révéler sur internet la feuille avec l'ensemble des résultats (qui normalement sont tenus secrets jusqu'à dimanche...)
On constate donc que... Slumdog Millionnaire sera le meilleur film (attendu), que Kate Winslet deviendra meilleure actrice (attendu), que Amy Adams sera meilleure second rôle féminin (surprise) et que Entre les murs (en anglais The Class) ne remportera pas l'Oscar du meilleur film étranger, qui reviendra au japonais Departures.
À voir dimanche si c'est vraiment LA bourde du siècle ou juste une fausse piste...
Par Ludovic Trautmann le vendredi, octobre 31 2008, 11:39 - La vie à Québec
Pourquoi se casser la tête (c'est le jour) à faire ou à trouver des images pour la fête d'Halloween quand les plus grands sites internet se chargent eux-mêmes d'en fournir et avec des déguisements en prime?
Par Ludovic Trautmann le jeudi, octobre 16 2008, 00:53 - La presse en parle
Lu sur l'édition digitale du journal de l'Université Laval, Impact Campus, par David Carter:
Pourquoi les vaches font-elles face au Nord magnétique?
Malgré des centaines d’années à les regarder paître dans les prés, on vient tout juste de remarquer un phénomène intriguant au sujet des vaches: la plupart du temps, elles font face au nord magnétique!
Une équipe de chercheurs ont analysé des photos tirées du site Google Earth. Qu’est-ce que ces photos montrent? Plus de 300 champs de différents pays où se trouvent au total plus de 8 500 vaches, la plupart orientées vers le nord magnétique.
Les photos choisies sont celles où les vaches sont bien visibles, debout sur un sol plat. Aussi, aucun cours d’eau ni source de nourriture ne sont à proximité, afin de ne pas influencer l’orientation des vaches
L’hypothèse que les vaches se placent ainsi pour mieux se faire «chauffer au soleil» peut être mise de côté. Dans ce cas, les vaches feraient face au nord géographique plutôt que magnétique.
Une des limites de l’étude est qu’elle est basée sur des corrélations. Pour confirmer l’existence d’un capteur magnétique chez les vaches, des manipulations expérimentales sont nécessaires, par exemple la modification du champ magnétique près des vaches. D’ailleurs, l’équipe de recherche analyse l’orientation des vaches sous les lignes électriques. D’après leurs observations préliminaires, les vaches y seraient «désalignées».
Mais on ne connaît pas encore l’avantage évolutif pour les vaches de faire face au nord magnétique.
Par Ludovic Trautmann le lundi, octobre 13 2008, 07:18 - Les Etats-Unis
J'ai rangé ce billet dans la catégorie "Les États-Unis" en raison de la vidéo ci-dessous qui est à destination des nombreux abstentionnistes potentiels américains...
Mais cela concerne aussi au premier chef les Canadiens qui vont voter demain pour renouveler la Chambre des communes. Aux urnes, citoyens, aux urnes!
Vous voulez éviter qu'un responsable de campagne aussi brillant que Josh Lyman dans The West Wing (À la Maison Blanche) ne disent cela à propos des abstentionnistes: "Pourquoi nous obstinons-nous à secouer les puces à une bande de moutons de Panurge qui ne sont pas fichus d'exprimer une quelconque opinion et qui ont la fleme de lever la main? Et pourquoi est-ce si important de les pousser à se prononcer?"? Une seule solution, votez!
Par Ludovic Trautmann le dimanche, octobre 12 2008, 15:16 - Politique & co
Bien que tout le monde ait le regard tourné vers les États-Unis à l'occasion de l'élection présidentielle, ce n'est pas le seul pays où l'on va voter prochainement!
Au Canada aussi on vote et on votera mardi 14 octobre pour renouveler le parlement d'Ottawa (capitale fédérale du Canada) suite à la décision du Premier Ministre actuel Stephen Harper, chef du Parti Conservateur et chef d'un gouvernement minoritaire, qui espère bien transformer son gouvernement en un gouvernement majoritaire.
Mais il n'est pas le seul à concourir dans la course... Présentation des concurrents.
Stéphane Dion, chef du Parti libéral (eh oui! contrairement en France où l'on est libéral donc conservateur dans l'opinion, au Canada, les libéraux sont progressistes et opposés aux conservateurs), surnommé le "professeur" en raison d'une tendance marquée de ses discours à n'être pas toujours... enthousiasmant pour ainsi dire. Il est bien professeur et a été ministre dans le gouvernement de Jean Chrétien avant qu'il ne soit battu par Stephen Harper. Ses thèmes de prédilection sont l'économie, l'environnement et le leadership. Cette dernière notion, qu'on peut assimiler à la notion française de "présidentiable", représente la capacité reconnue de diriger un gouvernement et un État. Suite aux "débats des chefs", tenus successivement en français et en anglais deux soirs de suite entre les candidats que je vous présente ic, il a été LA surprise pour deux raisons: une capacité à émerger du débat par un discours bien construit et offensif contre Stephen Harper et une force de proposition, notamment en matière d'économie, qui ferait actuellement défaut à Harper. Les derniers sondages et les derniers bruits de couloir parlent actuellement d'un gouvernement libéral minoritaire. Cela supposerait que Stéphane Dion ait réussi à toucher les électeurs anglophones malgré un accent à couper au couteau. Comme quoi, une élection peut tenir à pas grand chose...
Jack Layton, chef du Nouveau Parti Démocratique du Canada ou NPD. Il représente l'approche d'une sociale-démocrate aux problèmes canadiens. Il est anglophone mais dans le "débats des chefs" en français, il s'est particulièrement bien défendu. Il convoite les votes québécois qui sont une des clefs de l'élection. En effet, tous les candidats doivent composer avec la province qui non seulement est l'unique à être officiellement francophone, mais qui a toujours en tête ses tentatives souverainistes des années 80 et qui demande donc du doigté. C'est moins des fonds qu'il faut promettre à tout va qu'un respect de ses différences.
Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois. Il représente la différence québécoise au niveau fédérale, à savoir la voie d'une plus ou moins indépendance ou souveraineté. Il défend le Québec comme modèle à suivre dans l'ensemble du Canada et notamment pour son approche du réchauffement planétaire. En effet, le Canada de Stephen Harper n'a pas souscrit au protocole de Kyoto mais la "Belle Province" a visiblement pris les devants. Il s'est particulièrement appliqué lors du "débat des chefs" frnacophone à mettre en avant le modèle québécois et sa spécificité mais lors du débat anglophone il paraissait trop centré sur la problématique québécoise en oubliant qu'il y a des francophones dans toutes les provinces canadiennes qui demandent à exister. Tous les francophones ne sont pas québécois.
Elizabeth May, chef du Parti Vert du Canada. Seule invitée féminine du "débat des chefs", elle est bien entendu la voix verte du débat mais a beaucoup de mal à exister face aux autres alternatives. Elle a été pour beaucoup une surprise lors du débat francophone car son français est maladroit mais tout de même incisif dans ses critiques de Stephen Harper.
Last but not least, le candidat sortant, qui a déclenché les élections (pour la petite histoire, c'est lui qui avait fait voter une loi instaurant des élections à dates fixes qu'il a du contourner pour provoquer celle-ci), j'ai nommé Stephen Harper, chef du Parti Conservateur. Lors des débats des chefs sa capacité de proposition a été moindre, notamment parce qu'il était occupé à contrer les attaques de ses quatre opposants... qui n'y sont pas allés de mains mortes. Parmi les péchés originels qu'on lui reproche, la non-ratification du protocole de Kyoto, l'entrée en guerre aux côtés des États-Unis et globalement un allignement sur les positions du Président des États-Unis, George W. Bush. Il se murmure d'ailleurs que les élections ont été déclenchées afin de se terminer avant que les États-Unis ne votent car les Canadiens ont tendance à s'aligner sur la ligne politique de leur voisin du Sud, ce qui signifierait actuellement un retournement vers la gauche. Harper tente donc de sauvegarder ses acquis... Excepté que son gouvernement minoritaire (c'est donc le parti avec le plus grand nombre de députés élus mais qui n'a pas la majorité en raison des autres partis de l'échiquier politique) est accusé des pires tentatives: moralisation de la politique avec des projets rendant l'avortement criminel ou baisse des subventions à la culture et aux arts. Il est également accusé d'être resté passif face à la crise économique ou de ne pas prendre les bonnes décisions. Jusqu'aux débats des chefs, on murmurait un possible Parti Conservateur majoritaire (Harper aurait donc eu raison de partir en élections) mais depuis, on s'oriente vers un Parti Conservateur minoritaire (statut quo et donc élections qui ne changent rien à la donne actuelle) voire d'un Parti Libéral minoritaire en raison de la révélation qu'a pu être Stéphane Dion.
Les électeurs de 18 ans et plus sont donc appelés aux urnes mardi 14 octobre 2008 pour renouveler la Chambre des Communes du Canada en élisant leurs 308 représentants au scrutin uninominal majoritaire à un tour. Le chef du pari remportant le plus de sièges deviendra Premier Ministre (les électeurs ne votent donc pas directement pour le nommer) par décision de la gouverneure générale du Canada, la très honorable Michaëlle Jean, représentante de la reine Elizabeth II, "par la grâce de Dieu, reine du Royaume-Uni, du Canada et de ses autres royaumes et territoires, chef du Commonwealth, défenseur de la Foi" (titre officiel de la reine au Canada).
Par Ludovic Trautmann le samedi, octobre 4 2008, 23:40 - Divers
Le 22ème James Bond, Quantum of Solace, réalisé par Marc Forster toujours avec Daniel Craig dans le rôle de 007 va sortir en France le 31 octobre et au Canada et aux États-Unis le 14 novembre. Cela fait quelques jours que j'ai mis à droite une bannière publicitaire (gratuite, je ne gagne rien et c'est un plaisir de l'accueillir chez moi) pour annoncer cet événement.
Entre parenthèse, c'est bien un des seuls moments où je regrette de passer un an au Québec puisque pendant 14 jours je ne vais pas pouvoir voir le film ni participer aux discussions entre fans ce qui est long, très long! On m'a bien conseillé le piratage mais je ne peux m'y refuser car James Bond se regarde d'abord sur grand écran avec un bon son... bref tout se que je ne peux avoir sur un ordinateur!
Pour patienter, je vous propose un résumé des dernières informations et des dernières images officielles disponibles pour faire la promotion ainsi que quelques pistes et questions qui me viennent à l'esprit face à tout cela.
Enfin une dernière information que je trouve capitale, la durée annoncée du long-métrage... 1h45!!! Pour information, The Dark Knight, Le chevalier noir durait 2h35 intense, Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal 2h15 et même Sex and the City dépassait les 2h00. Où veux-je en venir? Pour un film d'action, Quantum of Solace va être court surtout qu'au regard de tous les documents ci-dessus le rythme va être soutenu: beaucoup de scène d'action (poursuite en voiture, poursuite en moto et en bateau, combat aérien, combat final entre Daniel Craig et Mathieu Amalric) et des scènes attendues (l'interrogatoire de Mr. White, les relations tendues avec M., les scènes d'amour avec les deux James Bond girls). Tout cela en si peu de temps, je demande à voir le résultat et surtout j'espère qu'il n'y aura pas de frustrations...
Que déduire de l'affiche?
Beaucoup de questions à vrai dire viennent à l'esprit: déjà ils ne sont que deux sur l'affiche et quasiment à part égale. Je ne sais pas quel rôle joue la fille dans ce film mais il doit être énorme pour occuper de la sorte une telle place à côté de James Bond.
Ensuite ils sont très proches mais... ils regardent chacun d'autre côté: ne sont-ils que liés par un devoir, qui est pour chacun différent? La fille veut la mort du même ennemi que Bond mais pour des raisons différentes et avec des méthodes différentes? Se peut-il qu'elle soit celle qui tue le méchant et non pas Bond (pour continuer dans les innovations commencées dans Casino Royale où pour la première fois il "n'a" pas la fille à la fin puisqu'elle meurt)?
Ensuite ce décor ne m'inspire guère... Un désert en Amérique du Su... Pas très luxueux et même un peu années 70 si j'ose m'exprimer ainsi (ainsi que les laisse voir la bande annonce, les décors y sont dans des teintes orangées qui me rappelle, je ne sais pas pourquoi, les intérieurs à dominante orangées des années 70 entrevus notamment dans Au Service Secret de sa Majesté). En tous les cas, cette ambiance presque morbide colle bien avec le dénuement que peut vivre Bond après avoir perdu l'être qu'il aimait pour la première. Cohérent d'un certain point de vue.
La base du méchant est en flamme: pour le suspense, on repassera... d'ailleurs avec la durée du film annoncée à 1h45, on ne va pas y aller de main morte! Qui sait, peut-être que la mort de Mathieu Amalric viendra dès le milieu du film et qu'il y aura une confrontation entre les deux de l'affiche...
Enfin, dernière question: que va-t-il lui arriver à la fille? Va-t-elle revenir? finir dans les bras de Bond? Mourir?
Au final, une affiche vraiment très étrange qui pose de nombreuses questions quant au film mais qui ne fait que susciter plus de désir!
Par Ludovic Trautmann le samedi, septembre 27 2008, 00:46 - Divers
Bon, c'est sûr, présenté de cette manière et avec un accès tellement frenchy, on peut avoir des doutes... mais le film La Horde est réalisé par Yannick Dahan, LE critique français spécialiste du cinéma de genre qui opérait jusqu'à récemment sur la chaine CinéCinéma Frisson dans l'émission Opération Frisson (le retour nous est d'ailleurs promis en novembre) comme critique assassin pour les mauvais films, thuriféraire pour ceux qu'il voulait soutenir!
C'est donc son passage du statut de critique à celui de réalisateur, passage que l'on peut assimiler à un saut dans le vide, qu'il faudra regarder de très prêt et soutenir une initiative aussi courageuse dans le paysage finalement assez plat du cinéma français!
Par Ludovic Trautmann le mercredi, septembre 24 2008, 20:48 - La vie à Québec
Le paquebot Queen Elizabeth 2 a fait escale pour une journée dans le port de Québec. Il n'y a qu'un mot: magnifique! Certes son design pouvait apparaître un peu désuet, surtout face à un autre paquebot moderne qui était lui aussi au port, mais non, au bout du compte, la légende, les histoires et autres anecdotes de ce paquebot qui a transporté tant de souverains et puissants de ce monde ont pris le pas. C'était un moment unique.
Unique d'autant plus qu'après son départ vers 17h15, marqué par plusieurs minutes de sons de cornes, c'est à un adieu qu'on avait droit. En effet, après une escale à son port d'attache de Southampton, le transatlantique se rendra à Dubaï pour être transformé en hôtel-musée. Pour info, les nouveau propriétaires ont payé 100 millions de dollars pour l'acquérir (soit 60 millions de plus que ce qu'a couté sa construction) et ils prévoient d'investir 450 millions de plus pour rénover le navire...
A ce prix là, aucune visite n'était permise pendant son escale mais il reste toujours les photos...
MISE A JOUR 26/09/08: j'avais oublié le plus important, les photos...
Par Ludovic Trautmann le mercredi, septembre 17 2008, 18:37 - Politique & co
La France semble avoir découvert que le pape Benoît XVI n'est peut-être pas autant rétrograde, passéiste et autres adjectifs utilisés par les journalistes avant sa venue, que l'on pouvait croire. D'où deux questions qui me sont venues à l'esprit en voyant depuis un autre continent le défoulement médiatique:
-Que croyaient exactement les journalistes? Que le pape était venu pour mener une révolte des catholiques français contre le gouvernement? Et plus encore, sur quels fait se basaient-ils pour affirmer des choses aussi hallucinantes? On lisait plus des craintes que des analyses éclairées. Cela a bien-sûr changé une fois les premiers discours passés... comme quoi rien ne vaut les faits et les commentaires de ceux-ci et non des commentaires de peurs plus ou moins bien gardées...
-L'autre question concerne les journalistes français pendant la visite du pape... aux États-Unis. Où étaient-ils? Que faisaient-ils? En effet, j'ai retrouvé avec force ressemblance chez nos journalistes français les mêmes commentaires que ceux qu'avaient pu faire leurs collègues américains, excepté qu'eux aussi ont évolué, comme l'ont fait les nôtres. Peut-être auraient-ils pu refléter cette évolution tout de suite et non au fur et à mesure de son voyage? Peut-être auraient-ils pu nous rappeler que lors de chacun de ses voyages, Benoît XVI attiraient des critiques sans fondement aux regards de ce dont on l'accusait avant sa venue. Mais non, les journalistes français, si prompts à se déclarer à la pointe de l'information et de la qualité, n'ont d'abord fait que peu de place au voyage papal à Washington, DC et à New-York (si ce n'est dès que le mot de pédophile était prononcé) et n'ont jamais fait ombrage de leur lubbies et craintes sans fondement (encore moins sans fondement si l'on avait suivi le voyage du pape aux États-Unis...)
Trève de commentaires, passons aux choses plus légères mais tout de même avec un certain rapport à l'actualité...
On me l'a fait remarquer, à force de voyager intensivement aux Etats-Unis, j'ai oublié de vous montrer à quoi pouvait ressembler la ville de Québec, qui, cette année, fête ses 400 ans.
Je répare cet oubli malencontreux grâce à une série de clichés ci-dessous et je reviendrai plus longuement sur l'histoire de la ville dans un autre billet.
A tous ceux qui préparent leur venue au Québec et à Québec dans les semaines qui viennent, n'oubliez pas de consulter le site internet spécial 400ème qui vous tiendra informé des différentes manifestations qui sont encore programmées d'ici à la fin de l'année!
Par Ludovic Trautmann le dimanche, septembre 7 2008, 13:39 - La vie à Québec
Après un été sans grande agitation sur ce blog, la rentrée passée, une nouvelle vitesse de croisière va se mettre progressivement en place.
Nouvelle année, nouvelle décoration!
Vous le constatez, ce site a quelque peu changé... Une nouvelle charte graphique, une nouvelle présentation, il faut bien changer de temps en temps. La plus grande mise à jour se trouve à votre droite, dans l'apparition d'un widget bleu très spécial. Il reprend mon compte chez FriendFeed et met à votre disposition les liens, citations et pensées communiquées sur Twitter. Il suffit de cliquer sur ce qui vous intéresse pour avoir le contexte plus général, la page d'origine, etc.
Qu'est-ce que FriendFeed? Selon Francis Pisani, journaliste au Monde, sur son blog Transnets
Friendfeed est un agrégateur qui permet de réunir en un seul endroit les différents flux - del.icio.us, Twitter, YouTube, Flickr, StumbleUpon, etc. - par lesquels ils s’expriment. Cela permet de “centraliser son moi” estime Michael Arrington de TechCrunch. Je préfère y voir un moyen de regrouper nos différentes personnalités sans renoncer à leur diversité.
FriendFeed permet aussi de suivre les personnalités des autres et devient ainsi un espace de conversations. C’est ainsi qu’on voit les gens y poster des commentaires à des billets (des photos ou des informations de tous genres) postés en fait sur d’autres sites. Ce qui permet à Sarah Perez de Read/WriteWeb de dire que “La conversation a quitté la blogosphère” … elle a lieu sur Friendfeed. Parce qu’elle y est plus horizontale que sur les blogs, me semble-t-il, et parce qu’on peut y converser sur un même espace aux multiples facettes d’un même individu.
Merveilleux système donc pour, en un seul endroit, faire apparaître les diverses trouvailles que l'on peut faire sur Internet, que ce soit une page, une image, une vidéo ou simplement un paragraphe en particulier que l'on signale au moyen d'outils différents: pour une page ou une citation, rien ne vaut Tumblr, pour des pensées ou des faits, c'est Twitter qui en 160 caractères permet de vous exprimer. FriendFeed n'est que ce qui chapote le tout.
Je reste à votre disposition pour vos commentaires sur la nouvelle maquette du site!
De retour donc
Si le site va reprendre une activité plus intense à partir de maintenant, c'est bien parce que je suis de retour pour une nouvelle année à Québec afin d'achever ma maîtrise en littérature et arts de la scène de l'écran. Le principe général ne changera pas, environ chaque semaine, vous aurez des nouvelles sur la vie au Québec et à Québec et sur mes différentes activités. Je ne pourrais pas vous cacher que la politique prendra une part plus importante qu'à l'accoutumée puisque des élections générales, ou fédérales, viennent d'être décidées par Stephan Harper, premier ministre du Canada. Ainsi, en plus des élections de nos voisins du Sud, les Etats-Unis, nous aurons l'occasion aussi d'explorer la pratique politique au Canada (je vous l'accorde, le monde attend moins les résultats de ces élections, mais bon...)
Une bonne rentrée à tous les visiteurs et lecteurs!
Par Ludovic Trautmann le dimanche, août 10 2008, 18:05 - Les Etats-Unis
Thibaut K. m'a envoyé cette question:
Salut Ludovic, on ne se connaît pas mais je trouve que ton blog est l'un des plus sympa que j'ai vu. La vie à l'air d'être plus que génial au Canada et j'attend moi aussi avec impatience mon séjour au Québec (Montréal!!!) qui va commencer début janvier. J'avais une interrogation pour mon séjour, je suis en plein dans les préparatifs, et c'est une info que j'arrive pas à trouver, c'est les documents qu'il faut avoir pour faire un petit séjour sur la coté est des Etats-Unis avec un statut d'étudiant étranger au canada. Faut le CAQ, le permis d'étude, le passeport électronique pour moi, mais faut-il un visa?
Je vous communique la réponse et l'anecdote qui va avec, pour que tout le monde puisse en profiter...
Salut Thibaut,
Merci beaucoup pour ce message! Je suis heureux que tu ais pu avoir un (tout) petit aperçu de ce qui peut t'attendre de l'autre côté de l'Atlantique. Montréal est une ville très sympa, qui bouge énormément. Je suis sûr que tu y seras très heureux.
Pour aller aux Etats-Unis depuis le Canada et avec le statut d'étudiant étranger, il te suffit juste d'avoir un passeport électronique (les derniers modèles donc) en règle. En effet, ton statut au Canada ne joue pas pour rentrer aux USA à partir du moment où tu restes moins de trois mois là-bas. Donc pour faire du tourisme (ah, LA et Las Vegas...) ou du shopping (New York New York), rien de plus simple que de se présenter à la frontière et avoir un peu de patience, les contrôles sont rigoureux, surtout pour la forme.
Petite anecdote pour illustrer le "sérieux" avec lequel travaille les douaniers: lors de mon départ de Las Vegas pour rentrer à Québec, le douanier qui a vu mon passeport m'a dit: "Vous, vous allez vous faire contrôler de haut en bas. Vous êtes Français, mais vous ne rentrez pas en France mais au Canada, vous n'êtes pas arrivé à Las Vegas (je suis arrivé par Los Angeles via Chicago) et vous êtes un touriste. Suivez-moi." Un peu destabilisez, j'ai suivi ce charmant bonhomme et il m'a fait enlever mes chaussures, ouvert mon sac à dos qui est passé aux contrôles anti-explosif et anti-drogue. Mon ordinateur portable a été sorti de sa pochette, ouvert et lui aussi a passé le contrôle anti-explosif et anti-drogue à l'aide de lingettes analysées dans un gros ordinateur. Impressionnant... mais inutile puisque j'étais en règle.
Dans ces cas-là (extrême, mais qui font finalement le charme d'un voyage au pays de la sécurité, pardon de la liberté) il suffit de coopérer et de ne pas trop discuter les ordres. Une blague ou deux quand ils voient qu'il n'y a rien à chercher de vraiment dangereux suffiront mais il ne faut pas abuser d'humour, encore moins avec les mots bannis que sont "bombe" et autres....
Bon voyage au Canada et aux Etats-Unis, tu verras tu te croiras dans un film (ou plutôt dans des dizaines...)!
Par Ludovic Trautmann le mercredi, août 6 2008, 03:07 - Les Etats-Unis
L'été ne permettant pas forcément aux journaux français de suivre la campagne américaine avec tout l'attachement et le professionnalisme qu'ils pourraient y mettre, je tiens juste à vous rappeler que la campagne bat son plein avec ses hauts et ses bas...
L'équipe du futur candidat républicain John McCain (la convention du parti n'ayant pas encore eu lieu, il n'est pas encore le candidat officiellement désigné) a profité du séjour outre-Atlantique du futur candidat démocrate Barack Obama (la convention du parti n'ayant pas encore eu lieu, il n'est pas encore le candidat officiellement désigné) pour préparer une publicité négative (c'est à dire qu'au lieu de mettre en avant le programme ou les idées de McCain, elle démolit celles de l'adversaire) que je vous ai sous-titrée...
Alors je pourrais vous renvoyer vers la publicité, négative elle aussi, que l'équipe d'Obama a créée en retour mais je préfère vous présenter la vidéo que... Paris Hilton elle-même a fait pour présenter son plan énergétique! Eh oui, parce que McCain l'a incluse dans son spot, la blonde s'est crue elle-aussi dans la course à la Maison Blanche (qu'elle se propose de repeindre en rose). Les sous-titres arriveront vite...
Petite mise en contexte: le site FunnyOrDie.com est une création des acteurs américains les plus comiques du moments, représentant la nouvelle génération particulièrement prodigieuse de comédies, Will Ferrell et Judd Apatow, et qui mettent en scène des acteurs et célébrités dans des sketchs tous très drôles. C'est à ce titre que Paris Hilton participe à sa propre parodie...
Les entreprises de la Belle Province accueillent chaque année quelque 45 000 immigrants pour pallier le manque de main-d'œuvre et prennent en compte leur religion.
Au Québec, les gendarmes sikhs accommodent leur turban à leur uniforme. Et, de manière générale, les employés issus de minorités ethniques bénéficient de larges facilités pour travailler dans le respect de leur religion.
«Les demandes de congés religieux sont de plus en plus fréquentes, provenant d'abord de protestants, de membres pratiquants de la communauté juive, puis d'autres confessions telles que l'islam et l'hindouisme», constataient en mai dernier les sociologues Gérard Bouchard et Charles Taylor dans un rapport sur les «Pratiques d'accommodements reliées aux différences culturelles».
En 2007, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a nommé les deux rapporteurs d'une commission chargée d'évaluer l'étendue des compromis que la société québécoise fait envers ses immigrants. Depuis quelques années, la Belle Province a augmenté ses quotas d'immigration pour pallier un important déficit de main-d'œuvre. Le Québec accueille bon an mal an 45 000 immigrants.
Dans le très multiculturel Canada, la société doit s'adapter à l'étranger et non l'inverse. Le guide Apprendre le Québec, distribué aux nouveaux arrivants par le gouvernement, précise que «le Québec est une société où l'accommodement, le compromis et la recherche de consensus sont privilégiés. L'ouverture à la diversité, la tolérance et le respect sont aussi des valeurs très importantes».
Si ces accommodements sont souvent battus en brèche dans la vie quotidienne, ils sont en revanche bien acceptés dans les entreprises. Les musulmans disposent souvent d'un local de prière. Les employés juifs pratiquants demandent, eux, des aménagements horaires pour respecter le shabbat. «L'entreprise fera de son mieux pour accorder un jour à un employé qui a besoin d'un congé religieux. Lorsqu'il obtient l'approbation de son supérieur, l'employé peut prendre cette journée comme un jour de vacances ou comme un congé sans solde», confie au Figaro Frank Aton, vice-président des ressources humaines de la société pharmaceutique montréalaise Merck Frosst.
Une charte à respecter
Le porte-parole de cette entreprise de 1 400 personnes, Vincent Lamoureux, assure ne pas tenir une comptabilité de ces demandes spécifiques, et il souligne que les requêtes «ne doivent pas gêner la conduite des affaires et le climat de travail». Mais les employeurs québécois n'ont guère le choix. La liberté de religion est inscrite dans la charte des droits et libertés et un jugement favorable de la Cour suprême de 1994 encourage les demandes d'accommodements.
La commission scolaire anglophone de Montréal accorde par exemple de deux à quatre jours de congés payés religieux par an. «Toutes les religions sont représentées dans notre entreprise. Un petit espace, qui ne sert pas qu'à cela, est réservé aux prières», confie ce cadre d'une entreprise du textile qui demande l'anonymat.
Toutes les requêtes ne sont pas acceptées. En 2002, une caissière de Sobeys, une chaîne d'alimentation canadienne, a demandé à ne pas travailler le dimanche pour se rendre à l'église. Le juge a refusé, l'entreprise ayant prouvé que la caissière allait rarement à la messe. Mi-juillet, un immigrant sikh, employé d'une compagnie productrice d'électricité de l'Alberta, a été licencié pour avoir refusé de raser sa barbe. Son travail nécessitait le port d'un masque respiratoire que celle-ci empêchait. Le 25 juillet, l'employé a porté plainte. La justice albertaine devra déterminer si la liberté religieuse du sikh a été respectée.
Alors que l'once d'or vaut près de 1 000 dollars, l'Abitibi-Témiscamingue est en pleine effervescence. Les habitants de la ville de Malartic, située sur un gisement, déménagent.
Le 9 juillet dernier, à cinq heures du matin, des camions de la compagnie minière canadienne Osisko ont déménagé les deux premières maisons d'un quartier résidentiel de Malartic, une bourgade de 4 000 habitants, située à 600 kilomètres au nord de Montréal.
Osisko a découvert l'été dernier un gigantesque gisement de 8,4 millions d'onces d'or, précisément sous un quartier de Malartic. Les Québécois ont décidé de déplacer leurs habitations pour permettre à Osisko d'exploiter une mine à ciel ouvert dont la durée de vie est estimée à vingt ans. Près de 200 maisons seront déplacées au cours des dix-huit prochains mois. L'entreprise minière montréalaise devra de plus reconstruire une école, une maison de retraite et une garderie. Au Québec, les maisons sont en bois et une opération de déplacement d'un quartier entier est relativement facile. « C'est l'aboutissement d'une longue période de consultation avec les résidents et les élus », a déclaré le président et chef de la direction d'Osisko, Sean Rosen.
Hausse de la valeur des maisons
Le déménagement du quartier de Malartic coûtera 82 millions de dollars à Osisko. La société versera une petite prime de 5 000 dollars aux habitants qui ont accepté de déménager. Certains propriétaires ont préféré vendre leur demeure à Osisko. Si, selon la direction de la société minière, près de 95 % des expropriés ont approuvé l'entreprise, le projet ne fait pas l'unanimité. Une habitante, Rachel Rivard, a déploré que le processus d'expropriation ait déjà commencé alors que, s'est-elle plainte au quotidien montréalais La Presse, « les études d'impact ne sont pas encore terminées ».
Ce n'est qu'à l'automne, après une série d'audiences publiques et un avis du ministère de l'Environnement, qu'Osisko saura si elle a le feu vert pour l'exploitation minière. Le maire de Malartic, Fernand Carpentier, confie au Figaro que « seuls huit citoyens n'ont pas accepté pour l'instant de déménager. Pourtant, les conditions sont avantageuses. Osisko paie 25 % de plus que le prix du marché à ceux qui veulent vendre. Pour les autres, les maisons sont placées sur des terrains plus grands ».
Malartic est une ville minière, née d'un gisement découvert en 1935 et exploité jusqu'en 1985. En Abitibi-Témiscamingue, une région grande comme deux fois la Belgique, peuplée d'environ 150 000 personnes, la hausse des cours du métal jaune a mené de nombreuses compagnies minières à multiplier les prospections depuis deux ans. Fernand Carpentier ajoute que « 400 emplois seront créés, avec une priorité donnée aux gens de Malartic. C'est une bonne affaire pour notre ville. Depuis l'annonce du projet il y a deux ans, la valeur des maisons a augmenté de 35 % ». Dans les années trente, l'Abitibi-Témiscamingue avait déjà connu une fièvre de l'or. L'une des principales villes de la région s'appelle d'ailleurs Val d'Or. Le vice-président des finances d'Osisko, Bryan Coates, optimiste, conclut : « On espère faire couler l'or vers la fin de 2010. »